Malgré les rumeurs largement relayées sur les réseaux sociaux annonçant une “journée ville morte” ce lundi, Kinshasa a offert le visage d’une métropole active, rythmée par une circulation dense et des activités économiques soutenues, notamment le long du boulevard Triomphal.
Contrairement aux annonces diffusées en ligne par une frange de l’opposition, la capitale congolaise n’a connu aucune paralysie. Dès les premières heures de la matinée, la circulation est restée fluide et continue sur le boulevard Triomphal, axe stratégique reliant plusieurs communes clés de la ville. Véhicules, taxis-bus et motocyclistes ont circulé sans interruption, traduisant un quotidien presque ordinaire pour un jour ouvrable.
Sur place, les acteurs du transport urbain confirment l’absence de toute mobilisation significative. « Nous avons entendu parler de cette prétendue ville morte, mais personne n’a arrêté de travailler », témoigne Papy Okito, motocycliste depuis plus de cinq ans sur cet axe. « Depuis ce matin, les clients sont nombreux, les voitures roulent normalement et chacun va à ses occupations. S’il s’agissait réellement d’une ville morte, on ne verrait pas autant de mouvements. »
Dans les quartiers centraux, aucun incident notable n’a été signalé. Les marchés, commerces et services administratifs ont fonctionné normalement, tandis que les forces de l’ordre n’ont rapporté aucune intervention particulière liée à une tentative de mobilisation. Jointes par la rédaction, les autorités locales ont préféré rester réservées, rappelant simplement l’importance du respect de l’ordre public et de la libre circulation.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière l’écart entre les annonces diffusées sur les réseaux sociaux et la réalité du terrain. À Kinshasa, où les appels à la mobilisation citoyenne sont récurrents dans un contexte politique souvent tendu, la population semble de plus en plus réticente à suivre des mots d’ordre jugés peu clairs ou insuffisamment structurés.
Pour de nombreux observateurs, cette “fausse alerte” illustre surtout la résilience de la vie quotidienne dans la capitale. Malgré les tensions politiques, Kinshasa continue d’avancer, portée par des habitants qui privilégient le travail et la survie économique à des appels à la contestation sans véritable écho populaire.
Rédaction
