Confrontée chaque saison des pluies à des inondations dévastatrices, la ville de Kinshasa pourrait bientôt bénéficier d’un nouveau modèle de drainage urbain inspiré de l’expérience angolaise. Le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a lancé une démarche d’expertise destinée à apporter des réponses durables à ce fléau.
Selon la tutelle des ITP, l’objectif est de s’attaquer aux causes structurelles des inondations, notamment la vétusté des caniveaux, l’insuffisance des collecteurs et l’urbanisation anarchique qui entrave l’écoulement normal des eaux.
Dans cette optique, des entreprises angolaises spécialisées dans les infrastructures de drainage, dont HyperMáquinas et Fercil, seront associées au projet. Une mission d’experts angolais est attendue prochainement à Kinshasa pour réaliser des diagnostics techniques approfondis et proposer des solutions adaptées au contexte local.
La commune de Kintambo a été retenue comme zone pilote. Les travaux envisagés comprennent notamment le débouchage et la reconstruction en béton du canal principal, l’installation de vannes anti-retour pour empêcher le refoulement du fleuve Congo, ainsi que la mise en place d’un système de drainage souterrain à l’aide de conduites en plastique.
Le ministère dénonce également l’incivisme comme un facteur aggravant. Les caniveaux sont fréquemment transformés en dépotoirs, provoquant leur ensablement et bloquant l’écoulement des eaux vers la rivière Makelele et le fleuve Congo.
Les études menées révèlent en outre l’effondrement de collecteurs stratégiques, notamment sur l’avenue Losambo, ainsi que la réduction du lit des rivières Makelele et Lukunga, accentuant les risques d’inondation dans plusieurs quartiers.
Ce projet s’inscrit dans la politique de modernisation des infrastructures portée par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Un rapport technique détaillé est attendu afin de valider les options retenues et de lancer rapidement les travaux.
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