Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la réforme du secteur de la défense. Réuni à Kinshasa, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance instituant le Fonds de soutien et de développement des Forces armées de la RDC, destiné à renforcer durablement les capacités militaires nationales.
Réuni vendredi à Kinshasa, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant organisation et fonctionnement du Fonds de soutien et de développement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FSD-FARDC).
Portée par le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, cette initiative vise à doter l’armée congolaise d’un mécanisme de financement spécifique, consacré à la mise en œuvre de la programmation militaire nationale.
Selon le texte adopté, le FSD-FARDC aura pour mission principale de mobiliser des ressources financières au titre de l’effort de guerre. Ces ressources proviendront notamment du pouvoir central, des provinces, des entités territoriales décentralisées, des entreprises publiques et privées, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de toute personne physique ou morale, publique ou privée.
Le Fonds sera également chargé de négocier et de collecter certaines quotités à prélever sur des recettes du pouvoir central liées à la Défense nationale, d’assurer le suivi des fonds affectés au secteur militaire et d’initier des mécanismes financiers dans le cadre de partenariats stratégiques.
Pour le ministre de la Défense, l’opérationnalisation de ce Fonds permettra d’équiper les Forces armées de moyens adaptés aux menaces actuelles et futures, tout en renforçant leurs capacités opérationnelles afin de restaurer et de préserver la paix sur l’ensemble du territoire national.
À travers ce dispositif, le gouvernement ambitionne de renforcer l’efficacité de l’armée nationale en complément des circuits budgétaires classiques, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants.
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