Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a échangé avec les cadres de l’École nationale d’administration autour des grandes priorités du secteur minier en République démocratique du Congo. Cette rencontre vise à associer l’expertise administrative aux réformes engagées pour renforcer la gouvernance, la transparence et la valorisation des ressources minières du pays.
Le gouvernement congolais entend renforcer l’implication de l’administration publique dans les réformes du secteur minier. Dans cette perspective, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a rencontré, mercredi 6 mai 2026, les cadres de l’École nationale d’administration, afin d’engager une réflexion approfondie sur les principaux défis du secteur extractif en République démocratique du Congo.
Selon le ministère des Mines, cette initiative s’inscrit dans une démarche de collaboration entre les institutions publiques et les acteurs appelés à accompagner la transformation du secteur minier. Elle intervient dans un contexte marqué par des préoccupations persistantes liées à la gouvernance, à la transparence, à la traçabilité des ressources et à la lutte contre la fraude minière.
Des priorités stratégiques au cœur des échanges
Les discussions ont porté sur plusieurs axes majeurs, notamment l’encadrement de l’exploitation artisanale, la traçabilité des minerais, ainsi que la redistribution équitable des revenus miniers au profit des communautés locales.
Le ministre Louis Watum Kabamba a également insisté sur la nécessité de promouvoir l’exploration géologique à travers l’expertise nationale. Il a particulièrement mis en avant le rôle des géologues congolais dans l’identification, l’évaluation et la valorisation du potentiel minier du pays.
Plusieurs projets miniers stratégiques ont aussi été évoqués au cours de cette rencontre. Il s’agit notamment du projet de fer MIFOR dans la Grande Orientale, du cuivre dans l’espace Grand Kasaï, ainsi que du manganèse dans le Kongo Central.
Des équipes chargées de proposer des réformes
À l’issue des échanges, plusieurs équipes multidisciplinaires ont été constituées. Elles auront pour mission de travailler sur des thématiques spécifiques liées aux réformes du secteur minier, en tenant compte des enjeux juridiques, administratifs, techniques et économiques.
Ces groupes devront formuler des propositions concrètes et des pistes de solutions adaptées aux réalités du secteur dans un délai de deux semaines, dans le cadre d’un concours à la fois académique et professionnel.
Le ministère des Mines a indiqué qu’une récompense sera accordée à l’ensemble des équipes participantes. Une distinction spéciale sera également réservée au groupe lauréat, dont les propositions se démarqueront par leur pertinence et leur impact.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, visant à améliorer la gouvernance du secteur minier, à renforcer la valorisation stratégique des ressources naturelles et à promouvoir une transformation durable au bénéfice du pays.
La rédaction
