Interrogé sur les appels de sa famille politique en faveur d’un éventuel troisième mandat, Félix Tshisekedi n’a pas fermé la porte à cette possibilité. Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, le chef de l’État a affirmé qu’il n’avait rien sollicité, tout en laissant entendre qu’il pourrait accepter si telle était la volonté du peuple.
Le débat autour d’un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi continue d’alimenter la scène politique congolaise. Lors de la conférence de presse qu’il a animée ce mardi à Kinshasa, le président de la République s’est exprimé pour la première fois de manière directe sur les campagnes menées par certains de ses partisans en faveur d’une nouvelle candidature au-delà de 2028.
À la tête de la République démocratique du Congo depuis 2019, Félix Tshisekedi a déclaré ne pas être à l’origine de cette initiative. Toutefois, il n’a pas totalement écarté l’hypothèse d’un nouveau mandat.
« Je n’ai pas sollicité un troisième mandat, mais si le peuple veut un troisième mandat, je l’accepterai », a-t-il déclaré devant la presse.
Pour le chef de l’État, la responsabilité confiée par les Congolais ne se limite pas seulement à l’exercice du pouvoir pendant une période donnée. Elle consiste également, selon lui, à préparer l’avenir du pays, les générations futures, ainsi que les conditions dans lesquelles son successeur pourrait gouverner.
« C’est aussi de regarder les générations à venir. Qu’est-ce que je vais préparer pour eux, sans forcément être là, mais qu’est-ce que je vais préparer pour mon successeur ? », a-t-il expliqué.
Félix Tshisekedi a également assuré qu’il se mettrait à la disposition de son successeur, sans chercher à lui faire obstacle. Il a affirmé vouloir s’effacer le moment venu, tout en restant disponible pour servir le pays si son expérience était sollicitée.
« Je n’irai pas prendre les armes contre lui. Je vais m’effacer pour lui, faire vraiment tout l’honneur qui lui revient. Mais je serai là, dans l’ombre, prêt à servir dès qu’il ou elle aura besoin de moi », a-t-il ajouté.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par la montée des appels en faveur d’une révision ou d’un changement de la Constitution. Pour certains proches du pouvoir, Félix Tshisekedi ne porterait pas simplement un mandat, mais une mission à poursuivre au nom du peuple congolais.
Une position qui risque de relancer davantage le débat national sur l’avenir institutionnel du pays et sur la limitation des mandats présidentiels en République démocratique du Congo.
La rédaction
