La Coalition Article 64 a officiellement lancé ses activités ce mardi 19 mai 2026 à Kinshasa. Cette nouvelle plateforme de l’opposition entend mobiliser les forces politiques et sociales contre toute tentative de troisième mandat, de glissement ou de changement de Constitution en faveur du président Félix Tshisekedi.
La plateforme de l’opposition dénommée Coalition Article 64 a procédé, ce mardi 19 mai 2026, au lancement officiel de ses activités à Kinshasa. La cérémonie s’est tenue au Collège Boboto, en présence de plusieurs militants, sympathisants, représentants de partis politiques de l’opposition, organisations sociales et personnalités indépendantes.
Cette sortie officielle a été marquée par des discours très critiques à l’égard du pouvoir en place, dans un contexte politique dominé par les débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle et d’un possible troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
« Il reste 854 jours »
Prenant la parole au nom de la coalition, Maître Nicolas Lenga, présenté comme porte-parole du mouvement, a tenu un discours ferme sur l’avenir politique du pays.
« Il reste 854 jours pour que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir, qu’il y ait élection ou non. Nous affirmons solennellement qu’il n’y aura pas de troisième mandat pour M. Félix Tshisekedi, ni glissement, ni changement de Constitution », a-t-il déclaré devant les participants.
À travers cette déclaration, la Coalition Article 64 affirme vouloir se positionner comme un cadre de mobilisation pour la défense de la Constitution, de l’État de droit et de l’alternance démocratique en République démocratique du Congo.
Une dénonciation de la situation nationale
Dans une déclaration politique lue au nom des partis membres et organisations affiliées, Nicolas Lenga a dénoncé ce qu’il considère comme une dégradation de la situation sécuritaire, économique, sociale et institutionnelle du pays.
Le porte-parole de la coalition a notamment évoqué l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, les déplacements massifs des populations civiles, les arrestations arbitraires ainsi que les atteintes aux libertés fondamentales.
« Nous constatons avec inquiétude l’occupation de certaines parties du territoire national, les massacres répétés des populations civiles, les millions de déplacés internes, les arrestations arbitraires et les atteintes aux libertés fondamentales », a-t-il affirmé.
Selon lui, le peuple congolais fait face à une situation marquée par l’exil, les déplacements forcés, la misère, le chômage et une insécurité permanente.
Appel à l’unité de l’opposition
En marge de cette cérémonie, plusieurs partisans issus de différents regroupements politiques ont appelé les leaders de l’opposition à préserver l’unité et à éviter toute division susceptible d’affaiblir leur combat politique.
Ils ont également exhorté leurs dirigeants à ne pas « trahir la confiance du peuple », dans un contexte de fortes tensions politiques et de débats autour de la gouvernance du pays.
Les responsables de la Coalition Article 64 disent suivre avec préoccupation ce qu’ils qualifient de « crise morale » et de « déliquescence de l’État », qu’ils attribuent à la gouvernance actuelle.
Avec ce lancement officiel, la Coalition Article 64 entend ainsi renforcer la pression politique contre toute initiative visant à modifier l’ordre constitutionnel actuel, tout en appelant à la mobilisation citoyenne pour défendre l’alternance démocratique en RDC.
La rédaction
